Outils personnels

Proposition de cadrage


Le contexte : d'où vient cette idée ?

Aujourd'hui, les contributeurs wecena en intercontrat en SSII ont des profils de compétences très variées. Pour pouvoir leur proposer des projets faisables et utiles pour la solidarité, Wecena se limite à des projets numériques gros mais simples, qui sont accessibles par n'importe quel informaticien. Par exemple : que le volontaire soit un analyste-programmeur mainframe ou bien un expert SAP module comptabilité, Wecena leur propose d'apprendre en 1 ou 2 jours à adapter un livre numérique pour le rendre lisible en braille. Ensuite, ils adaptent des livres "à la chaîne" tant qu'ils sont disponibles.

Ainsi, Wecena s'assure de pouvoir proposer des projets utiles à toutes les bonnes volontés, quel que soit leur métier. Mais, en faisant ainsi, Wecena limite également l'intérêt des projets car, quand un informaticien a un intercontrat qui dure un mois ou plus, il commence à en avoir marre d'adapter des livres en braille (un livre prend 1 à 3 jours de travail). Donc certains contributeurs finissent par s'ennuyer et par regretter de ne pas pouvoir mettre plus à profit pour la solidarité leurs compétences professionnelles.

Bien sûr, la disponibilité des contributeurs reste totalement imprévisible : ils sont disponibles aujourd'hui et pour quelques jours ou quelques semaines mais on ne peut jamais savoir à l'avance quand leur disponibilité commence ni quand elle termine.

La proposition de ce nouveau projet

Ce projet constitue un libre-service de prestations informatiques pour les associations de solidarité.

Wecena demande à chaque contributeur de consulter un catalogue de compétences en informatique :

  • installer et paramétrer un firewall pour un réseau local
  • concevoir un schéma de base de données à partir de spécifications détaillées
  • préparer un audit de processus métier dans le domaine de la logistique
  • cadrer un nouveau projet informatique et la répartition des responsabilités pour sa réalisation

  • expliquer comment produire un cahier des charges fonctionnelles et amorcer le travail

  • auditer un cahier des charges et expliquer/signaler les défauts

  • modéliser un besoin en logiciel informatique sous la forme d'un diagramme UML de cas d'utilisations

  • concevoir un plan de test de charge pour une application Web et décrire les étapes pour sa mise en œuvre

  • identifier 3 à 5 logiciels libres (open source) pouvant répondre à un cahier des charges général

  • installer et paramétrer un blog
  • installer et paramétrer un espace de partage de documents bureautiques sur une offre du type Google Docs ou Soho
  • faire une démonstration de logiciel de CRM orientée pour les besoins d'une association
  • comparer les besoins en gestion de relations donateurs d'une association avec les fonctionnalités du logiciel CiviCRM
  • produire des estimations de charge de travail pour un cahier des charges informatique détaillé

  • identifier des hébergeurs de serveurs et comparer leurs offres avec un cahier des charges techniques simple

  • exécuter un plan de test fonctionnel court d'une nouvelle application Web ou mobile

  • identifier, dans un catalogue de compétences, celles qui pourraient être les plus utiles à une association donnée
  • ...

Chaque compétence correspond à une tâche réalisable en 1 à 5 jours, si possible à distance. Le contributeur s'inscrit sur les compétences qu'il pense posséder en donnant éventuellement des précisions. Il ajoute au catalogue les compétences qu'il propose et qui ne sont pas déjà référencées. Le catalogue est partagé publiquement sous licence libre. Chaque savoir-faire est décrit précisément et clairement (sans jargon) sous la forme d'un scénario d'une intervention avec un objectif S.M.A.R.T. et notamment limité à 5 jours max.

À chaque fois qu'un contributeur s'inscrit sur une compétence, une notification par email est envoyée à une mailing list publique. Toutes les associations de solidarité éligibles sont invitées à s'inscrire à cette liste et à répondre "j'ai besoin de cette compétence tout de suite pour mon association" en précisant pourquoi elle pense que son besoin
correspond à cette compétence.

Wecena et les contributeurs analysent "en temps réel" les besoins ainsi manifestés. Et, dès qu'il y en a un qui correspond suffisamment, le contributeur qui a cette compétence accompagne cette association en restant dans le cadre du savoir-faire du catalogue (quitte à en ajouter un nouveau). A l'issue de son intervention, rebelote : une notification est envoyée et les association se manifestent.

Ce projet consiste donc à distribuer des prestations informatiques non pas en partant des besoins des associations mais en partant des compétences disponibles à un instant donné.

Voici maintenant, sous la forme d'un scénario imaginaire, le déroulement complet du processus opérationnel, avec les rôles et responsabilités de chacune des parties prenantes.

Damien, dirigeant d'une fédération associative

Damien est membre du conseil d'administration d'une grande fédération d'associations d'intérêt général dans le domaine de la solidarité. Sa fédération souhaite offrir aux associations un meilleur accès aux compétences numériques des professionnels de l'informatique. Damien connaît le wecena. Avec son conseil d'administration, Damien décide donc de piloter un dispositif de distribution de compétences numériques mis en place et géré par Wecena. Il rejoint un collectif formé avec d'autres réseaux associatifs administrant un dispositif similaire via Wecena. Il définit les critères que les associations doivent remplir pour pouvoir bénéficier de son soutien et donne son feu vert pour le démarrage du dispositif. Jean, le gérant de Wecena, mobilise les sociétés de services en informatique (les SSII) pour que celles-ci participent en proposant les compétences de leurs salariés.

Christophe, informaticien et contributeur

Christophe s'inscrit comme contributeur Wecena

Christophe est informaticien à Lyon, salarié d'une société de services en informatique (SSII). Sa spécialité, c'est l'analyse et la réalisation de programmes de traitement de données pour les ordinateurs centraux d'hôpitaux et de l'assurance santé. Il vient de terminer une mission de 10 mois dans une grande compagnie d'assurance. Comme sa mission est terminée, il retourne (pour la première fois depuis un an) dans les locaux de son employeur et y rencontre Nathalie, son manager. Nathalie n'a pas encore de nouvelle mission à lui proposer alors Christophe doit attendre. Mais il continue à toucher son salaire car il est en CDI. Il sait qu'il attendra quelques jours, quelques semaines ou quelques mois sa prochaine mission : il est en situation "d'intercontrat". Plutôt que de le laisser ne rien faire, Nathalie lui propose une mission de solidarité auprès de Wecena. Christophe contacte Jean, de Wecena, pour proposer des compétences.

Jean a reçu un email de Nathalie avec les coordonnées de Christophe. Jean souhaite la bienvenue à Christophe en tant que nouveau contributeur Wecena. Les échanges se font par email et par téléphone (Jean est en région parisienne). Jean explique sa mission à Christophe : partager ses compétences en informatique pour les mettre au service d'associations de solidarité. Il lui explique la méthode de travail à distance, organisé autour du suivi et de l'enrichissement de procédures rédigées par les contributeurs : les topo-guides. Christophe se lance dans la lecture et l'application d'un topo-guide qui lui explique comment démarrer ses deux premières journées de contribution. Son premier objectif sera d'identifier ses compétences sous la forme d'interventions de 1 à 5 jours de travail qu'il est en mesure d'offrir aux associations qui le désirent.

Christophe propose ses compétences

Christophe suit donc le topo de démarrage. Il commence par reprendre son CV et identifie ses 2 ou 3 dernières missions :

  1. maintenance d'une application de gestion pharmaceutique du C.H.U de Lyon sous environnement Natstar/Oracle
  2. développement d'une application de gestion de stocks pharmaceutiques pour le C.H.U. de Saint-Etienne, sous environnement Natstar/Oracle
  3. ...

Pour chacun de ces missions, il nomme 2 ou 3 réalisations qu'il a produites. Par exemple :

  1. rédaction d'un cahier de spécifications techniques détaillées pour la demande d'évolution de l'application de gestion pharmaceutique
  2. exécution d'une campagne de recette/qualification d'une version de l'application de gestion pharmaceutique
  3. ...

Il énumère ensuite les principales étapes qu'il a suivies pour chacune de ces réalisations et identifie, parmi ces étapes, celles qui lui ont pris entre 1 et 5 jours de travail. Ce sont autant de compétences qu'il maîtrise : il les a déjà exercées pour un client. Et ce sont des compétences que l'on peut exercer en moins de 5 jours. Chaque compétence peut être décrite sous la forme d'une fiche pratique de mise en œuvre : le topo-guide. Pour aller plus vite, il regarde également la liste des compétences déjà référencées sous forme de topos-guides par les précédents contributeurs et il repère celles qu'il maîtrise déjà.

Chaque jour, à 11H15, il rejoint Jean et les autres contributeurs pour une mêlée téléphonique de 15 minutes : qu'a-t-il fait depuis la dernière mêlée ? que prévoit-il de faire jusqu'à la prochaine ? quelles difficultés a-t-il éventuellement rencontrées ? La réunion est rapide mais elle rend tangible le travail d'équipe effectué avec les autres contributeurs. Elle permet de partager ses difficultés et son expérience.

Avec Jean, à partir de sa liste de compétences, il élimine les étapes qui ne sont pas réalisables à distance puis il compare à nouveau sa liste avec la liste des topos-guides déjà rédigés sur wecena.com. L'une de ses compétences est déjà décrite sous la forme d'un topo-guide ? Il le signale en ajoutant un message en bas du topo : "je sais faire mais uniquement dans un contexte santé/médical". Une autre de ses compétences n'est pas encore décrite sous forme de topo-guide ? Il l'ajoute à la liste des topos. Il partage alors son savoir-faire en améliorant la rédaction des topos.

Christophe partage son savoir-faire

Les topos-guides sont des tutoriels qui expliquent comment mettre en pratique une compétence informatique sous la forme d'une intervention de 1 à 5 jours et réalisable à distance. Un topo ressemble à un tutoriel informatique, à une documentation procédurale et pratique. Il permet de répondre à des questions : à quoi sert cette compétence ? que peut-on attendre d'une telle intervention ? quels livrables ? que ne faut-il pas en attendre ? quelles sont les conditions requises par le client pour pouvoir se servir de cette compétences ? comment le contributeur met-il en œuvre cette compétence ? étape par étape, comment se déroule typiquement une intervention de ce type ? comment vérifie-t-on que la qualité du travail effectué ? combien de temps de travail ça prend pour le contributeur ? et pour le client ?

Chaque topo constitue une proposition d'intervention informatique dont l'objectif répond aux critères de l'acronyme S.M.A.R.T. :

  • un objectif d'intervention Spécifique, précis,
  • un objectif Mesurable, évaluable de manière simple et objective,
  • un objectif Ambitieux, qui apporte une réelle utilité à l'association bénéficiaire
  • un objectif Réaliste, dans les conditions qui sont présentées (notamment les pré-requis à remplir par l'association bénéficiaire),
  • un objectif limité dans le Temps, pour une charge de travail de 1 à 5 jours de travail pour le contributeur (et autant pour l'association), sur un délai maximum de 3 semaines

Christophe choisit soit d'améliorer l'un des topos sur lesquels il s'est inscrit ("je sais faire") soit de rédiger un nouveau topo, pour une compétence qu'il maîtrise mais qui n'est pas encore décrite.

Son topo est publié sur wecena.com et utilisable et améliorable librement par tout un chacun. La collection de topos constitue peu à peu une encyclopédie pratique de l'informatique partagée publiquement sous licence libre (CC-BY-SA).

Le travail de Christophe est contrôlé et valorisé pour financer le projet

Chaque jour, Christophe remplit un compte-rendu d'activité simplifié (fiche de pointage par demi-journée) sur wecena.com. Il indique sur quel topo il y a travaillé. Damien (ou Jean) valide ou conteste, chaque semaine, la réalité du temps passé par Christophe en tant que contributeur, qu'il s'agisse de contributions aux topos ou d'interventions auprès des associations bénéficiaires. L'ensemble des contributions de Christophe sur les topos sont publiques, évaluables et améliorables par tout un chacun.

Nathalie, le manager de Christophe dans sa SSII communique à Jean le coût de revient journalier de Christophe, c'est-à-dire sa rémunération annuelle chargée rapportée au nombre de jours travaillés par Christophe dans l'année. Cette donnée permet à Jean de calculer le coût de revient de la prestation que Christophe réalise. En début de mois, Jean émet un reçu fiscal au nom de l'association de Damien, et à destination de la SSII de Christophe. Ce reçu fiscal est envoyé à la Nathalie et à Damien.

Wecena facture ses prestations à l'association pour un montant TTC égal aux deux-tiers du coût de revient de Christophe. La SSII règle cette facture de Wecena à l'association, à titre de deuxième don à l'association. L'association comptabilise ce deuxième don et émet un autre reçu en conséquence.

Françoise, retraitée et bénévole

Françoise s'inscrit comme bénéficiaire

Françoise est enseignante à la retraite. Sa sœur est sévèrement épileptique. Alors Françoise aide bénévolement une association qui gère un établissement de soins pour les personnes épileptiques. Elle a entendu parler de wecena par l'intermédiaire de Damien, qui a largement promu le projet auprès de son réseau. Or l'établissement de santé que Françoise aide a une informatique vieillissante et le conseil d'administration envisage d'investir dans un nouveau système de gestion des dossiers des patients. Françoise s'est donc inscrite sur la liste de diffusion des annonces de compétences Wecena, dans l'espoir d'y trouver des compétences utiles pour ce projet. Son inscription a été acceptée par Damien : son association est bien une association de solidarité et d'intérêt général qui répond aux objectifs et contraintes choisies par l'association de Damien. Françoise a lu le topo-guide " Bénéficier gratuitement d'une prestation privée en informatique " qui lui explique comment réagir aux offres de compétences diffusées par email sur la liste à laquelle elle s'est abonnée.

Françoise demande l'intervention de Christophe

Justement, Christophe vient de signaler sa compétence sur le topo " Rédiger un cahier des charges fonctionnel détaillé à partir de spécifications générales dans le domaine de la santé". Françoise a donc reçu son message "je sais faire". Elle sait donc qu'elle n'a que quelques heures devant elle pour être la première à profiter de la compétence de Christophe alors elle répond : " Je veux en profiter ! " et elle explique dans sa réponse pourquoi elle pense que cette compétence correspond à peu près à ce dont elle a besoin. Une autre association se manifeste également mais avec une explication moins claire sur la pertinence des compétences de Christophe.

Christophe valide le besoin en compétences de Françoise

Christophe s'interrompt dans sa rédaction de topos sur ses compétences. Il indique qu'il va d'abord consacrer son temps à Françoise (l'autre association est ainsi informée). Il contacte Françoise pour vérifier avec elle qu'elle remplit bien toutes les conditions de la check-list indiquée en début du topo " Rédiger un cahier des charges fonctionnel détaillé à partir de spécifications générales dans le domaine de la santé" :

  • Françoise est disponible dans moins de 3 jours pour commencer à travailler avec Christophe
  • Françoise est disponible pour consacrer 1 à 3 jours pleins de travail à Christophe dans les 10 jours qui viennent
  • Françoise est joignable par téléphone pour travailler "aux heures de bureau"
  • Françoise a donné son adresse email et son numéro de téléphone
  • Françoise accepte que les résultats du travail de Christophe (documents livrables) soient partagés publiquement sous licence libre (pas de confidentialité mais du partage)
  • elle dispose déjà d'un cahier des charges fonctionnel général (spécifications générales) et elle peut le communiquer immédiatement à Christophe
  • le projet est bien dans le domaine de la santé

C'est bien le cas. Avant de démarrer son intervention, et pour mieux comprendre le contexte de Françoise, Christophe lui propose de repérer les autres compétences/topos-guides qui pourraient être pertinents pour son association. Ce faisant, il applique le topo " Identifier les besoins en compétences d'une association ". Le résultat de ce court diagnostic est une liste de compétences référencées sur wecena et correspondant aux besoins de l'association Françoise : Françoise devrait porter attention à ces offres de compétences.

Christophe intervient

Christophe informe Jean : Françoise remplit les conditions du topo sur les cahiers des charges. Jean lui donne son feu vert : il commence son travail avec Françoise. Il a convenu avec elle qu'il travaillera à mi-temps, sur une période d'environ 10 jours. Chaque jour, Christophe continue à participer aux mêlées téléphoniques et partage avec les autres informaticiens contributeurs ses éventuelles difficultés. Il s'appuie sur les conseils de Jean pour ajuster au mieux son intervention. Christophe continue à rendre-compte du temps passé sur cette prestation via ses pointages sur wecena.com

Christophe s'interrompt

Soudain, Christophe apprend que le client que son manager lui a fait rencontrer a retenu la proposition de sa SSII : Christophe commencera une nouvelle mission chez ce client à compter de lundi prochain. Christophe se rend compte qu'il n'aura pas terminé son intervention à temps pour Françoise. Il l'informe. Sur les 2 jours qui lui restent, il transmet à Jean l'essentiel des informations qui permettront à un nouveau contributeur de prendre le relais pour terminer cette prestation. Pas de chance pour Françoise, elle n'aura pas pu profiter à fond de la compétence de Christophe. C'est la règle du jeu. Françoise aura la priorité pour bénéficier des compétences du prochain contributeur capable de terminer l'intervention de Christophe. Mais étant donné que cette intervention était prévue pour être courte (maximum 5 jours de travail du contributeur), peu de travail est perdu et le relais sera facile à reprendre pour un autre contributeur.

Rôles et responsabilités

Pour le bon déroulement de ce projet, voici comment se répartissent les rôles et responsabilités de chacun.

L'administrateur (Damien)

  • définir un cadrage initial :
    • définir les critères d'éligibilité pour sélectionner les associations qui pourront bénéficier du dispositif
    • définir une politique d'évaluation de l'impact social des interventions
    • définir une politique de contrôle de la qualité et de la productivité des interventions
  • contractualiser les engagements :
    • mandater Wecena pour gérer les opérations (cf. le gérant) et rémunérer ces prestations en proportion des contributions réalisées par les SSII mécènes
    • contractualiser avec les SSII mécènes pour pouvoir distribuer les prestations de celles-ci aux associations bénéficiaires et pour bénéficier du financement de ces SSII de manière à
  • superviser mensuellement et présider un comité de pilotage :
    • valider mensuellement les temps pointés par les volontaires pour que Wecena puisse émettre des reçus fiscaux au nom de l'association pilote (avec signature scannée du président), c'est-à-dire attester, sous la forme de reçus fiscaux pour don aux œuvres, de la réalité et du montant des dons en nature et en argent effectuées par les SSII mécènes dans le cadre du projet

    • présider un comité de pilotage trimestriel ou semestriel du projet, éventuellement réunissant un collectif de plusieurs associations copilotes

  • promouvoir le projet : mobiliser son réseau associatif pour que les associations bénéficiaires soient informées, s'inscrivent et sachent manifester leurs besoins

Le gérant (Jean)

  • assister l'association pilote, les associations bénéficiaires et les contributeurs des SSII mécènes dans la coordination et la réalisation des opérations : accueil, formation, suivi quotidien, outillage méthodologique et informatique des contributeurs,
  • représenter le projet auprès des entreprises pour mobiliser des SSII et leurs salariés et faciliter les relations entre l'association pilote et les SSII mécènes
  • maintenir en conditions opérationnelles la plate-forme wecena.com pour pouvoir partager et enrichir la collection de topos-guide, émettre les notifications de compétences vers les associations, recueillir les besoins de celles-ci, tracer et superviser les interventions des contributeurs, automatiser la gestion administrative et fiscale des transactions entre le projet et les SSII participantes

Le contributeur (Christophe)

  • partager publiquement ses compétences sous la forme de documentations pratiques (les topos à créer, maintenir et améliorer)
  • suivre les topos pour réaliser des interventions auprès des associations bénéficiaires

Le mécène (Nathalie)

  • mobiliser ses salariés pour en faire des contributeurs wecena
  • financer le projet en proportion des contributions réalisées par les salariés

Le bénéficiaire (Françoise)

  • exprimer ses besoins en compétences et les ajuster
  • travailler avec le contributeur pour pouvoir profiter de ses compétences
  • évaluer la qualité et les délais des contributions

Le collectif de Damien

Étant donné que plusieurs réseaux ou fédérations associatives peuvent souhaiter offrir les compétences ainsi distribuées à leurs propres associations bénéficiaires, le projet peut être porté par un collectif matérialisé par un comité de pilotage regroupant les associations le souhaitant. La gouvernance de ce collectif reste à définir. Les associations pressenties pour s'inscrire dans un tel collectif sont Ateliers du Bocage (Emmaüs), Passerelles & Compétences et Informethic.

En tout état de cause, le fonctionnement nécessite qu'une association d'intérêt général atteste de la réalité et du bon usage des dons effectués par les SSII (don de prestation et don d'argent) et qu'elle mandate et rémunère Wecena SARL. Soit cette association porte l'ensemble du projet au nom du collectif, soit chaque association du collectif jouera ce rôle pour les associations bénéficiaires qui s'inscriront en son nom.

Les contrats, le financement

Le montage contractuel correspond au fonctionnement habituel de Wecena.

Un contrat de prestation entre l'association pilote et Wecena SARL

Le contrat de prestation Wecena couvre les 3 prestations de Wecena SARL et les rémunère en proportion des dons de prestations perçus. En l'absence de prestations réalisées par les SSII, la rémunération de Wecena est nulle. Ce contrat donne un mandat exclusif à Wecena pour le périmètre du projet : toute entreprise participante et acceptée par l'association pilote déclenchera et financera les prestations de Wecena.

Une convention de mécénat entre l'association pilote et chaque SSII mécène

Wecena représente l'association pilote auprès des SSII mais la relation avec chacune d'entre elles doit être contractualisée par l'association pilote sous la forme d'une convention de mécénat adéquate. Cette convention prévoit notamment que chaque don de prestation d'une SSII s'accompagne d'un don en numéraire d'un montant proportionnel (pour pouvoir rémunérer les prestations de Wecena).

Planning prévisionnel et volume

Ce projet est une innovation sociale qui doit débuter par une phase de validation expérimentale. L'idéal est de démarrer vite (dès janvier 2012), même si ce n'est qu'avec peu de SSII (1 ou 2 ?), peu d'associations pilotes (1 suffit), peu d'associations bénéficiaires inscrites (20 ou 30 ?) et peu de contributeurs (1, 2 ou 3) pendant 2 ou 3 mois.

À partir de février 2012, le projet pourrait accueillir 1 à 3 équivalents-temps-plein par mois pour grandir progressivement et accueillir jusqu'à 6 ou 8 équivalents-temps-plein à la fin de l'année (et quelques centaines d'associations bénéficiaires inscrites).

Montant et volume, un exemple en chiffres

Les contributeurs wecena interviennent souvent à mi-temps pendant 4 semaines. Un équivalent-temps-plein contributeur (1 ETP) pendant un mois correspond donc à :

  • 20 jours.hommes de travail
  • 2 informaticiens qui changent chaque mois (retours en mission lucratives, arrivées de nouveaux contributeurs)
  • 4 interventions par mois, 4 associations bénéficiaires servies
  • 20 conférences téléphoniques quotidiennes animées par Wecena et une assistance par email et messagerie instantanée, représentant au total au moins 2 jours de conseil et d'assistance
  • un travail de représentation de l'association pilote auprès des entreprises plus un travail de maintenance et d'exploitation de la plate-forme wecena.com
  • un coût de revient de 4.200 EUR pour la SSII (salaires plus charges sociales)
  • un don de de 2.800 EUR de la SSII à l'association pilote
  • une facture de 2.800 EUR TTC de Wecena SARL à l'association pilote (la SSII peut régler directement cette facture au titre de don, si l'association pilote souhaite ne pas avoir à encaisser puis décaisser cette somme)
  • une économie d'impôts sur les sociétés de 2.800 EUR au titre du mécénat (1.120 EUR au titre du don en nature de 4.200 EUR de prestations, et 1.680 EUR au titre du don financier de 2.800 EUR), soit un coût de 2.800 EUR pour les finances publiques, soit encore un coût fiscal de 700 EUR par intervention auprès d'une association bénéficiaire.

Les risques et incertitudes

  • y a-t-il suffisamment d'associations bénéficiaires intéressées par des prestations informatiques courtes ?

  • leurs besoins en compétences correspond-il suffisamment aux compétences des contributeurs disponibles ?
  • les associations ont-elles la capacité d'utiliser ces compétences ?
  • les compétences ainsi distribuées auront-elles une réelle utilité sociale ?
  • peut-on évaluer facilement l'impact social des interventions réalisées ?
  • les associations bénéficiaires peuvent-elles se mettre en phase avec le rythme de travail des contributeurs (à temps partiel, "aux heures de bureau") ?

  • peut-on, avec un coût de travail ultra-faible, sélectionner les associations éligibles ?

  • les associations seront-elles capables de réagir au quart de tour, sur un mode "vente flash" ou "vente privée" pour dire "je prends immédiatement cette compétence"et être effectivement capable de remplir les pré-requis pour que le contributeur puisse exécuter immédiatement son intervention ?

  • les contributeurs offriront-ils des interventions avec une qualité et une productivité suffisantes ?

  • le choc culturel entre le consultant et le bénévole sera-t-il gérable ?

  • peut-on identifier un volume suffisamment important de types d'interventions utiles et réalisables à distance en 1 à 5 jours par les contributeurs ?

  • ...

Foire Aux Questions

  • Des informaticiens bénévoles peuvent-ils également offrir leurs compétences ?

    Avec le financement des SSII participantes, Wecena aura assez de temps pour piloter l'expérimentation, accueillir et encadrer les contributeurs nvoyés par les SSII. Mais si jamais il y a des bénévoles (hors salariés de SSII) qui veulent s'inscrire dans le système pour contribuer, Wecena n'aura probablement pas de temps d'assistance à leur consacrer au début. Ceci dit,dans l'hypothèse optimiste où Wecena arrive à industrialiser ce processus, on peut imaginer ouvrir plus largement le dispositif aux bénévoles et ne pas se limiter aux contributeurs des SSII. Un peu un modèle hybride en quelque sorte : les mécènes ("riches") payent pour la supervision de leurs contributeurs mais payent aussi pour la supervision des bénévoles. A voir en fonction du besoin en temps Wecena pour faire vivre le dispositif. La question est également posée par les SSII qui voudraient proposer les contributeurs de leurs salariés de filiales étrangères mais ne pourraient pas bénéficier du régime fiscal français du mécénat pour financer l'accompagnement de leurs interventions.

  • Combien de temps et d'énergie sont requis de la part des associations pilotes pour "suivre" et valider ce qui est fait ?
    Il y a à prévoir 1 voire 2 réunions de cadrage avant lancement, et des échanges de mail. En fin de 1er mois, une réunion d'ajustement. Et un conf call hebdomadaire pour faire le point semble nécessaire au moins sur le 1er mois pour bien amorcer les opérations. Dans tous les cas, Wecena animera un conf call quotidien avec les contributeurs envoyés par les SSII. L'objectif est de rendre possible un démarrage itératif, sur la base des compétences d'un ou 2 premiers volontaires et de la diffusion de leurs propositions d'intervention via des mailing lists associatives existantes (en ayant recours, pourquoi pas, à des mailing lists associatives telles que l'auberge de la solidarité par exemple).
  • Comment démarrer le projet ?
    Les étapes pour démarrer sont les suivantes :
    1. décider ou non de se lancer, en renseignant les dirigeants de l'association pilote (une réunion de travail ou une conférence téléphonique à prévoir ?)
    2. contractualiser la relation avec Wecena et une ou 2 premières SSII présentées par Wecena pour amorcer l'expérimentation
    3. diffuser à une centaine d'associations une invitation à s'inscrire à la mailing list de diffusion des compétences, avec un topo-guide " Comment s'inscrire pour bénéficier des prestations privées en informatique offertes par Wecena ? "
  • Votre question n'a pas encore sa réponse ici ?
    Utilisez le formulaire de contact accessible en haut de cette page pour adresser votre question à Wecena.

Non

Oui

Actions sur le document